
Mathieu Renard, photographe portrait, animalier et architecture à Paris
01 — Vision
Une vision, pas une formule
Il y a des photographes qui capturent des instants. Moi, je construis des images. Derrière chaque déclencheur se trouve une intention précise, une lecture de la lumière, un rapport au sujet travaillé en amont et assumé jusqu’à la post-production.
Basé à Paris, je travaille sur l’ensemble du territoire et régulièrement à l’étranger, porté par trois pratiques qui se nourrissent mutuellement : le portrait, la photographie animalière et l’architecture. Des univers en apparence éloignés, mais qui partagent la même exigence fondamentale : savoir attendre le bon moment, puis ne pas le rater. Mon travail a été exposé en galerie et publié dans GEO, National Geographic France et Le Monde Magazine.


Un parcours construit dans la rigueur
Je me suis formé à l’École Nationale Supérieure Louis-Lumière, où j’ai développé une approche résolument technique de l’image, ancrée dans la maîtrise de la lumière naturelle et artificielle, des optiques et des processus argentiques. Ce socle m’a donné quelque chose que beaucoup de photographes autodidactes n’ont pas : la capacité à comprendre pourquoi une image fonctionne, pas seulement à sentir qu’elle fonctionne.
À ma sortie d’école, j’ai passé deux ans comme assistant auprès de Serge Maillard, photographe animalier et documentaire dont les reportages pour la presse naturaliste m’ont appris une chose essentielle : la patience n’est pas une qualité passive. C’est une forme de concentration active, une façon d’habiter un espace sans le perturber, jusqu’à ce qu’il se livre.
J’ai lancé mon activité indépendante en 2012. En un peu plus de dix ans, j’ai constitué un portfolio d’une cohérence rare, traversé par une obsession constante : la juste tension entre document et interprétation.
02 — Spécialités
Mes spécialités
Portrait
Ce qui m’intéresse dans le portrait, c’est l’espace entre ce que la personne montre et ce qu’elle retient. Je ne cherche pas la pose parfaite, je cherche le moment où elle se défait. Cela demande du temps, de la conversation, parfois du silence. Je travaille exclusivement en lumière naturelle ou en lumière naturelle reconstituée, avec un souci constant de ne pas aplatir ce que la lumière artificielle frontale tend à effacer : le volume, la texture, la présence.


Photographie animalière
C’est la pratique la plus exigeante et la plus honnête que je connaisse. Le sujet ne coopère pas, ne pose pas, ne recommence pas. Il faut anticiper le comportement, connaître l’espèce, maîtriser ses réglages en une fraction de seconde et accepter de repartir parfois les mains vides. Je travaille principalement en milieux naturels européens, avec une attention particulière portée aux rapaces, aux grands mammifères de montagne et aux espèces des zones humides. Chaque série est le résultat de plusieurs sorties, parfois de plusieurs saisons.
Architecture
Architecture et espaces
J’aborde l’architecture comme un sujet vivant, pas comme une surface à documenter. Ce qui m’attire, c’est la relation entre la lumière et le bâti, la façon dont une heure de la journée peut transformer radicalement la lecture d’un espace. Je travaille quasi exclusivement en lumière ambiante et en heures dorées, avec un recours ponctuel au tilt-shift pour corriger les perspectives sans dénaturer l’atmosphère. Mes sujets de prédilection : le patrimoine, le brutalisme et l’architecture contemporaine en dialogue avec son environnement.

03 — Approche
Mon approche
Quelques principes guident chaque mission, quelle que soit sa nature.
La préparation est une partie intégrante du travail. Que ce soit pour un portrait ou une sortie animalière de trois jours en montagne, rien ne commence sans une phase d’observation et de documentation. Connaître son sujet, ses habitudes, ses contraintes, c’est déjà faire la moitié de l’image.
La lumière se choisit, elle ne se subit pas. Je suis connu pour ma capacité à lire un espace et à en tirer parti avant d’ajouter quoi que ce soit. Cela donne des images dont la source lumineuse paraît toujours naturelle, même lorsqu’elle est entièrement artificielle.
La post-production prolonge l’intention, elle ne la remplace pas. Je travaille en RAW 16 bits sur Capture One, avec un étalonnage calibré selon le profil colorimétrique cible. Les retouches sont documentées et livrées avec les fichiers sources sur demande.
04 — Matériel
Mon matériel
Sans entrer dans une liste exhaustive, quelques éléments structurants :
- Boîtiers : Sony Alpha 1 pour la vitesse et la cadence en animalier, Hasselblad X2D 100C pour le portrait et l’architecture où la définition prime
- Optiques : Sony 600mm f/4 GM et 200-600mm f/5.6-6.3 pour la faune, focales fixes 35mm et 85mm pour le portrait, tilt-shift 24mm pour l’architecture
- Affûts et terrain : tente d’affût, combinaison de camouflage, matériel de stabilisation léger pour les longues heures d’attente
- Workflow : Capture One pour l’étalonnage, traitement en RAW 16 bits systématique, profils colorimétriques calibrés par boîtier

Travailler ensemble
Je prends en charge un nombre limité de projets par an. Ce choix n’est pas un argument commercial, c’est une condition de travail. Moins de missions, c’est plus de temps par mission, et in fine, de meilleures images.
Les demandes de collaboration, d’acquisition de tirages ou de publication sont à adresser via le formulaire de contact. Je réponds à toutes les demandes sous 48 heures ouvrées.
Disponible pour missions en France entière et à l’international. Déplacements longue durée possibles pour projets animaliers ou documentaires.